III. France

La Franche-Comté

Recherches généalogiques en France

Les CAVIN contemporains descendent de deux grandes lignées. L'une trouve son origine liée jadis aux métiers du fer en Franche - Comté. L'origine de la seconde est helvétique, plus récente; dans ce cas, retrouver ses ancêtres est aisé à la condition de connaître l'un d’eux par son prénom, une date, un lieu en Suisse. Par les archives cantonales officielles, la trace de la descendance souhaitée devrait aboutir avec succès.

Les citoyens français disposent, entre autre, de tables décennales dans les mairies, de registres d'état-civil aux archives départementale, mais l'absence d'un registre central comme en Suisse les oblige parfois à utiliser même les cimetières. A Paris, p.ex., à l'entrée du cimetière du Père Lachaise encore aujourd'hui un fascicule très fouillé de directives généalogiques est mis à la disposition des familles. 

En ce qui concerne la famille CAVIN France, une recherche systématique a eu lieu en 1995-96 à Lons le Saunier, Besançon, Montbéliard, Vesoul, Dijon par le groupe dit des trois dont Maurice Cavin; elle apporta un nombre très important de patronymes que J.L. Maudieu ( cf entretien avec Clarck Cavin) réussit à maîtriser et en établir la synthèse.

Au fil des ans, Georges Vieillard de son côté accomplit de patients repérages productifs dans le Territoire de Belfort en particulier, Jacques Cavin se réservant Bretagne et Normandie.

La clé d'un personnage se trouve souvent chez les notaires, en France comme ailleurs. Nous avons bénéficié de l'exceptionnelle " intuition généalogique de Mlle G. Piguet de Paris qui spontanément a mis à notre disposition au cours des dernières années et à la suite de recherches familiales personnelles une masse de photocopies d'actes notariaux (testaments - inventaires- contrats de mariages, etc) avec des notes et des commentaires personnels pertinents.

88. Les plus anciens CAVIN connus en Franche-Comté sont en fait aux forges d’Andincourt en 1672 : Jen-Henri Cavin, de Liainville, terre de Liancourt, pays de France, maître affineur à Audincourt depuis 1670 avec pour goujats ses fils Jean et Vincent : LASSUS (F). Les ouvriers…

89. La plupart des Cavin comtois se rattachent à trois branches principales : celle de Loulans, issue probablement des Cavin d’Audincourt, et qui essaime à Pont-du-Bois, Baignes, etc. ; celle de Breurey dont la plupart des membres se fixent à Bourg-de-Sirod ; celle de Magny-Vernois, que l’on retrouve aussi à Bonnal. Un Cavin est encore employé par les forges de Fraisans quand s’ouvre la guerre de 1914-1918 : Cie des forges de Franche-Comté, Livre d’Or de la guerre 14-18. Augustin Cavin (dont l’épouse appartient aussi à une famille de métallurgistes comtois) est ouvrier aux aciéries de Pompey entre les deux guerres.

90. On trouve, dans la première moitié du XIXe s., des Cavin dans de nombreuses forges en Bourgogne, plus particulièrement à Leuglay (forges de Froidvent) mais aussi à Tilchâtel, Colmier, Lanty, Lignerolles (Etat-civil des communes concernées).

91. Mais aussi en Haute-Marne où un Georges Cauvin (Mais ne faut-il pas lire Cavin ?) est embauché pour trois ans comme marteleur à Arc-en-Barrois en  1730 : CLEMENT (E), op.cit., planche 12 (cf. note 18).

92. Au moins aussi nombreux que les Cavin, les Preney apparaissent comme eux dans les forges du pays de Montbéliard dans les années 1670, venant de Lorraine et du Jura suisse ; d’après un descendant aujourd’hui vivant, ils seraient originaires de cette région où ils seraient présents dans les forges dès le XVe s.

Résumé

Du XVIe au XVIIIe siècle, la Principauté luthérienne de Montbéliard a connu des migrations de population consécutives à une situation historique particulière.

Heurts et malheurs se succèdent au XVII, siècle. La Guerre de Trente Ans provoque la fuite de nombreux Montbéliardais en Suisse. Inversement, à partir de 1660, des colons suisses protestants viennent s'installer dans toutes les localités du «Pays». Le mouvement cesse vers 1730.

L'intégration dans la France en 1793 entraîna à la suite de l'industrialisation des XIXe et XXe siècles de nouveaux flux migratoires étrangers dans le Pays de Montbéliard.

La guerre de Trente Ans qui déferla sur le Pays de Montbéliard seulement à partir de 1635 eut des conséquences démographiques effroyables. Pestes, famines, invasions militaires se conjuguèrent pour dépeupler le «Pays».

La généalogie remplit aussi un nécessaire devoir de mémoire. Par les textes, elle nous rappelle les noms de ceux qui, en France, il y a près de 60 ans, ont donné leur vie sur les champs de bataille ou dans la Résistance pour que règnent à nouveau la paix et la liberté.

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Crée le Mar, 1 juin 2004 - Modifié le Mec, 21 juil 2004 Contact: info (at) cercle-cavin.org